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Que se passerait-il si le co2 était de couleur noire ?

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Cet article est la suite de Réchauffement climatique (1/2) – Et s’il fallait arrêter d’en parler ? Tu peux lire celui-ci sans avoir lu le précédent mais les lire l’un à la suite de l’autre t’apportera davantage de compréhension sur le sujet que je développe 😊

Savais-tu que par le passé, les êtres humains ont déjà évité de graves catastrophes environnementales ? 

Dans les années, 1970/1980, face aux dangers potentiels de l’agrandissement du trou, les scientifiques ont mis en garde sur l’utilisation de gaz qui détérioraient la protection naturelle de la terre à haute altitude : la couche d’Ozone.  

Les gaz CFC (au nom complet de chlorofluorocarbures) qui étaient propagés dans l’air par la voie d’aérosols devenaient nocifs et toxiques une fois en décomposition dans l’air provoquant un trou au-dessus de nos têtes.

Ces gaz propulseurs servaient à faire sortir le contenant de bonbonnes en tous genres.

Une fois que la science eut défini le problème et expliqué les risques pour la santé humaine, les gouvernements de nombreux pays et leurs citoyens ont agi en interdisant la vente de produits contenant ce type de gaz ou en arrêtant d’en consommer. 

En quelques mois, les ventes ont drastiquement chuté. Jusqu’à disparaître totalement des rayons de supermarchés pour ne jamais y revenir. (même si encore parfois utilisé dans l’industrie frigorifique) 

À l’heure où j’écris cet article, les chercheurs annoncent que le trou dans la couche d’Ozone sera complètement résorbé d’ici à 2050. 

Quand on y réfléchit, les années 70/80 ce n’était pourtant pas vraiment l’âge d’or de l’écologie. 

Papy et mamy venaient de sortir des 30 glorieuses et papa et maman venaient de naître à une période de quasi plein emploi. 

Les femmes venaient de quitter le foyer pour aller travailler et augmenter les revenus de la maison, la grande consommation était en marche, la télé couleur envahissait les salons, la nouvelle classe moyenne partait en vacances, la voiture à combustion allait bientôt se démocratiser et les vols longs courriers devenir de plus en plus accessibles pour les plus riches… 

Bref, une époque que les moins de 50 ne peuvent pas connaître. 

Mais alors comment se fait-il que pour un problème tel que la couche d’Ozone, on a réussi à se bouger et qu’aujourd’hui le réchauffement climatique ne bénéficie pas du même traitement ? 

Partie 1 : les 4 raisons du succès du phénomène ozone.

Raison number one : le problème et ses conséquences sont facilement représentables.

Voici ce que les scientifiques ont dit à nos grands-parents.

“La couche d’ozone est un toit au-dessus de vos têtes. Une toiture qui vous protège des mauvais rayons UV envoyés sur terre par le soleil. Si la qualité de cette armure se détériore, les chances que vous développiez des cancers de la peau vont augmenter et vous pouvez potentiellement en mourir”

Le truc ici, c’est que c’est facile de s’imaginer et de visualiser le problème.

Il tient en trois phrases.

C’est la première différence et pas des moindres avec le réchauffement climatique causé par le Co2. (dont je démontre la complexité dans l’article précédent)

Raison number two : un nom simple pour un problème catastrophique.

À ce problème, la science lui a donné le nom “Ozone Whole” qu’on traduit chez nous en anglais par “trou dans la couche d’ozone”.

Le problème est catastrophique, mais le nom ne l’est pas.

Souvenez-vous, on a vu dans l’article précédent qu’avec le réchauffement climatique le gros problème, c’est la manière dont on l’aborde et le champ lexical qui y est associé.

Le catastrophisme, le pessimisme et caetera

La majorité des termes qu’on utilise à son sujet sont à tendance ou à connotation négative.

Avec l’ozone whole ce n’était pas le cas.

Ce qui a eu pour effet de ne pas affoler les masses.

Raison number three : les gens avaient une image très concrète de comment régler le problème.

Le nom n’effraie pas et se suffit à lui-même pour comprendre ce qu’il veut dire.

Pendant des années, les gaz CFC étaient l’ingrédient principal de la plupart des bombes aérosols.

Les scientifiques ont découvert et démontré que ces gaz précis détruisent l’Ozone.

Les gens ont alors eu très facile à se sentir responsables.

On sait d’où vient le problème.

On s’imagine parfaitement utiliser sa bombe aérosol le matin pour se coiffer et on n’a pas vraiment envie d’être tenu pour responsable du trou qui s’agrandit au-dessus de nos têtes, ni de se choper un cancer de la peau pour quelques mèches bien ajustées.

Parce que oui, même s’il y avait de ce gaz dans de nombreux produits, une très grande partie provenait des produits ménagers ou destinés à la coiffure.

Du coup, face à la mise en garde scientifique et des explications claires et précises sur les causes et conséquences, les ventes de ce type de produits ont naturellement chuté.

Raison number 4 : l’argument de la santé est toujours le plus puissant levier pour faire agir quelqu’un.

Cette histoire est folle quand on y pense.

C’était les années 70 et 80. Une époque où, à part les derniers Hippies, pas grand monde se préoccupait vraiment de la pollution.

Les gens ont été touchés par des arguments sanitaires clairs et puissants qui portaient atteinte aux fondements de leur identité : la santé.

Si vous augmentez la quantité de gaz CFC dans l’atmosphère, vous détruisez l’ozone et vous pouvez mourir d’un cancer de la peau.

C’est la culpabilité d’être responsable du trou et le risque de tomber malade qui a fait agir.

Cependant n’oublions pas non plus qu’à cette époque la grille média n’était pas la même qu’aujourd’hui.

Elle n’était pas aussi chargée de m*rde.

Alors lorsqu’on a parlé aux citoyens du monde d’un seul problème environnemental à régler cela paraissait beaucoup plus réalisable qu’aujourd’hui.

Ce que l’histoire nous montre, c’est qu’arrêter l’utilisation d’un seul produit nocif pour la planète n’est pas très difficile à mettre en place.

Et qu’en décrivant le problème de manière précise et avec les bons termes, on a une chance.

Si on attaque un problème à la fois et qu’on éduque bien les personnes concernées, l’impact sera plus grand. 

Nous verrons dès l’article suivant que les nouvelles entreprises engagées ont bien compris ces principes d’éducation. Et qu’elles s’attaquent également à un seul problème à la fois

Mais la hausse des températures d’aujourd’hui est causée par les gaz à effets de serre…

Et c’est là que cela se complique parce que :

Les sources du problème sont plus compliquées que pour le phénomène Ozone.

Les gaz sont invisibles et difficilement perceptibles par l’esprit.

Pot d’échappement, cheminée industrielle, bâtiments, engins, machines…

Tous rejettent du CO2, mais on ne peut pas le voir.

La cause fondamentale du problème est invisible.

Le CO2 touche toutes les parties de nos vies.

Transport, alimentation, lieu de travail, maison…

Mais nous n’avons aucun moyen tangible de constater nos émissions.

Et c’est pour cette raison précise que l’esprit humain n’est pas capable d’imaginer que les catastrophes climatiques qu’il vit sont directement liées à cela. 

Imagine maintenant que le CO2 soit de couleur noire.

Si à chaque fois que du monoxyde de carbone s’échappait d’une machine cela rendait l’air gris foncé et opaque.

Si nous étions privés des rayons du soleil, si l’eau du bain était sale chaque soir, si nous crachions foncé à chaque fois qu’on est malade…

Tu peux bien croire qu’on serait déjà monté au créneau.

Mais ce n’est malheureusement pas le cas.

Maintenant tout n’est pas perdu.

Ce n’est pas parce que le problème est transparent, invisible et que le contexte a changé par rapport à l’époque de trou dans la couche d’ozone qu’on ne peut rien faire. 

Partie 2 : comment rendre visible quelque chose d’invisible ?

Concentrons-nous ici sur une chose seulement.

Parce que comme je vous l’ai démontré, il faut attaquer les problèmes un par un pour avoir un effet de levier intéressant.

La principale source d’émissions actuelle des êtres humains, c’est : notre consommation d’énergie.

L’institut de l’environnement et de la durabilité américain UCLA ENGAGE a mené une des plus grandes expériences sociales jamais réalisées à propos de la conservation d’énergies.

Le défi de l’étude était : 

Comment allons-nous construire l’information à propos d’économies d’énergies pour que les gens consomment moins ?

L’idée ici est que l’électricité est relativement invisible.

On sait que le courant électrique fait fonctionner nos appareils et machines, mais on ne peut ni le toucher, le voir ou encore le sentir.

Tout comme le CO2.

Pour l’expérience, ils ont équipé une partie d’un bloc de logements universitaires avec des appareils de mesure en temps réel de la consommation d’énergie des ménages.

Ils ont ensuite envoyé à chacun un rapport hebdomadaire, par courrier, qui décrivait combien d’énergie chaque appareil du foyer consommait : four, lave vaisselle, frigo…

Cela a par exemple permis aux habitants de se rendre compte que le frigo était un monstre énergétique et puis au propriétaire de le remplacer par un outil plus économe.

Ils leur ont aussi appris des trucs et astuces comme : débrancher le lave-vaisselle après utilisation, sécher les vêtements à la main pendant l’été…

Ils ont ainsi pu observer sur quels aspects les gens étaient prêts à réduire leur consommation.

D’accord, ici, on est sur un travail d’éducation plutôt basique dont le niveau correspond à peu près à celui de nos contrées Européennes. 

Mais après une entrée en matière plutôt douce, les chercheurs ont voulu comprendre quel type de messages pourrait les faire passer à l’action et changer leurs habitudes de façon encore plus radicale :

Les scientifiques voulaient voir quels effets ces messages auraient s’ils étaient répétés dans le temps.

Ils ont donc joint les messages aux ménages avec la facture de consommation d’énergie.

Les types de messages :  

Le groupe 1 a reçu des explications sur comment économiser de l’argent tous les mois grâce à des petites astuces mentionnées dans le paragraphe précédent concernant la première étape de l’étude.

Le groupe 2 a reçu des preuves que leur consommation d’énergie impactait l’environnement.

Le groupe 3 à reçu des preuves qu’une consommation d’énergie excessive impactait la santé des enfants

Et quels ont été les résultats ?

Lesquels ont fait plus attention que les autres ?

Le groupe 1 n’a strictement rien fait.

C’était inefficace, car l’électricité est relativement peu chère. Faire des efforts et prendre de nouvelles habitudes pour économiser quelques dollars seulement n’était pas un levier assez puissant.  

Le groupe 2 a très légèrement modifié ses habitudes.

Il s’agissait surtout de personnes sensibles aux thématiques environnementales qui faisaient déjà attention à leur consommation. L’efficacité du message pour le groupe 2 n’était pas significative.

Par contre, dans le groupe 3…

Ceux qui ont reçu des messages concernant la santé des enfants ont, sur la période observée, réduit leur consommation électrique de 8 % et de 19 % pour les foyers avec enfants. 

Dans une étude indépendante, les chercheurs ont ajouté la compétition sociale dans le mix.

Ils ont affiché des rapports dans les couloirs de la résidence pour montrer comment les habitants gèrent leurs dépenses d’énergie de manière individuelle, foyer par foyer.

Et ils ont attribué une :

Gommette rouge pour ceux qui gaspillent trop

Gommette verte pour ceux qui font du bon boulot

Gommette on or pour ceux qui excellent

Cette pression sociale à conduit à une réduction d’énergie totale de 20 % en moyenne sur l’ensemble des logements de l’expérience.

Pourquoi ?

Car on n’aime pas être dans la moyenne.

On veut tous être les meilleurs.

En voyant le numéro de leur appartement noté avec la mention : vous gaspillez trop ou vous êtes dans la moyenne, les gens ont développé l’envie d’obtenir la gommette supérieure jusqu’à atteindre celle en or.

Être dans la moyenne ça veut dire implicitement : vous n’êtes pas les meilleurs.

Les études scientifiques ont déjà démontré que nous sommes des créatures sociales.

Et après tout, aussi individuels que nous puissions être, on se compare aux autres.

Et oui, on veut être les meilleurs.

Grâce aux rapports postés dans les couloirs, les gens étaient maintenant capables de voir leur impact exact. Ils avaient des mesures et percevaient leur consommation de façon précise.

Ici, on ne se focalise plus sur le CO2 ni sur les conséquences, mais on donne envie aux gens de réduire leur consommation d’énergie.

Cette technique de pression sociale positive est aussi utilisée ailleurs.

En envoyant sa facture à ses clients, une très grosse compagnie d’énergie américaine a également utilisé ce principe.

À la place d’envoyer uniquement la consommation individuelle des ménages, l’entreprise donne aussi celle des autres clients à plusieurs échelles : locale, départementale et nationale.

Ce qui a pour résultat de baisser la consommation d’énergie de milliers de foyers américains.

Autre histoire similaire pour une grosse compagnie aérienne qui a formé ses pilotes à ajuster des détails tels que : la quantité de carburant au décollage, la vitesse de vol des avions, la répartition des poids…

Et mis en place un système de classement auquel tous les employés de l’entreprise avaient accès.

Résultat = des tonnes de carburant sont économisées soit l’équivalent de la consommation annuelle en énergie de la ville de Miami. 

De ces histoires du passé et de ces expériences, on peut retenir que lorsqu’on sait construire un récit, les gens passent à l’action.

C’est là un espoir de changer le monde.

Le récit actuel construit par la couverture médiatique est bourré de tragédie, de morosité et de pessimisme.

Les médias mettent trop fort l’accent sur les changements de mode de vie individuels.

« Arrêtez de manger de la viande, économisez votre électricité, évitez de rouler en voiture… »

À la place, ils pourraient jouer un rôle plus important en expliquant par exemple comment marcher ensemble vers une société post carbone.

Une société.

C’est-à-dire le collectif et pas l’individu à lui seul.

Si les médias ne le font pas, on va le faire. 

Et voici quelques pistes :

1) Mettre davantage en avant les acteurs du changement et miser sur l’optimisme. 

Les jeunes entreprises qui innovent pour le bien de la planète. Inviter les fondateurs et collaborateurs à venir parler de leurs projets comme l’a fait Europe1 avec Umaï par exemple.

Ou comme je le fais sur mon podcast en invitant des entrepreneurs engagés à prendre le temps de discuter de leurs engagements, combats et projets. 

(Bientôt : mon classement des meilleurs podcasts engagés) 

Ou encore cette télévision belge locale avec l’entreprise EcoPoon qui crée des couverts comestibles pour remplacer les couverts en plastique à usage unique.

Ou encore le projet Papa Outan qui est passé sur France Inter pendant sa campagne de crowdfunding sur Ulule. 

Malheureusement, ces contenus sont trop courts et la place qu’ils prennent à l’antenne est insuffisante. (à mon goût) Entendons-nous, c’est déjà mieux que rien.

Puis il y a aussi les reportages qui donnent la pêche comme par exemple : les bonnes nouvelles d’ARTE.

Il est vraiment important de retenir que ce type de storytelling est crucial.

2) Adapter le storytelling des problèmes environnementaux. 

On doit raconter les histoires positives et optimistes qui se passent juste à côté de chez nous.

Nous devons aller vers une nouvelle définition par défaut de la crise du réchauffement climatique.

On doit passer de : « C’est la catastrophe » vers « Unissons-nous pour une planète en meilleure santé ».

On doit arrêter de voir le réchauffement climatique comme un courant reposant sur l’économie.

On doit arrêter de mettre l’écologie en compétition avec la sauvegarde des emplois et de la croissance dans l’esprit des gens.

En fin de compte, il faudra bien sûr une décision politique pour que les choses changent drastiquement à l’échelle planétaire.

Mais le soutien se construit et ce sont les masses qui montrent la voie.

Les plus grands moments de l’histoire démarrent de mouvement de masse aussi petits soient-ils.

3) On a besoin d’un cadre dans lequel tout le monde est potentiellement un Héros.

Ce ne sont pas les exceptions qui changent le monde, mais les gens ordinaires.
Ceci est en contraste avec le récit dominant du succès individuel.

Et pas encore évident à accepter pour tout le monde.

Mais si les histoires d’actions collectives prenaient de plus en plus de place dans les médias, le fait de régler le problème du réchauffement climatique deviendra plus accessible, moins effrayant.

Cela le rendra aussi moins grand, moins lointain et moins difficile à surmonter.

Au lieu de cela, cela deviendra une réalité de la vie autour de laquelle le reste tourne y compris dans la sphère de l’emploi et de l’économie. 

Et si la meilleure histoire pour combattre le réchauffement climatique n’était PAS une histoire sur le réchauffement climatique ?

L’inaction climatique n’est pas un problème de déficit de connaissances.

Aaron McCright et Riley Dunlop ont observé une augmentation de la connaissance sur le sujet du RC auprès des Américains.

Et pas besoin de faire une étude d’opinion pour dire que chez nous en Europe les gens ont de plus en plus conscience de ce qu’il se passe.

En abordant le problème avec une démonstration scientifique comme les médias le font aujourd’hui, les gens ont une réaction émotionnelle du type :

A) Vous critiquez mon mode de vie et vous me dites que je suis la cause du problème.

B) Vous pensez que je suis mentalement déficient pour ne pas le reconnaître.

Plutôt que d’être négatives, ces émotions pourraient être inversées et devenir un bon allié pour engager des actions durables.

Pour cela, les gens doivent être convaincus que quelque chose peut être fait pour remédier au RC et que le défi n’est pas trop grand et que ses impacts ne sont pas prédéterminés.

La collectivité paie et paiera sur le long terme.

Dans son livre, Pablo Servigne explique que lorsqu’une catastrophe climatique surgit le premier réflexe des êtres humains est de s’entraider.

C’en est alors fini l’individualisme.

Il n’est plus question d’argent, de capital, de statut social…

On s’aide pour survivre quoi qu’il advienne.

C’est bien la preuve que notre nature humaine n’est pas mauvaise.

Elle a peut-être juste fait quelques pas de côté.

Mais nous sommes là pour y remédier. 

Il y a un peu plus d’un an maintenant je me suis mis à observer à la loupe les entreprises engagées pour comprendre les raisons de leur succès. Si vous suivez mon contenu vous savez que je suis convaincu qu’elles ont compris comment remédier aux crises et aux problèmes du monde actuel. 

Pour continuer, je vous propose de découvrir comment les jeunes entreprises à impact construisent leurs messages autour de leur combat et de leur vision et comment cela peut avoir un réel impact sur le monde. 

Suite : Le combat et le storytelling des entreprises engagées 

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