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Et si nous arrêtions de parler du réchauffement climatique ?

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Il y a des chances pour que tu te reconnaisses dans les mots qui vont suivre. 

D’un jour à l’autre, le sujet du réchauffement climatique n’a pas le même effet émotionnel sur moi. 

Un jour je suis motivé et convaincu qu’on va arriver à faire marche arrière. Convaincu que l’Homme n’est pas si bête et qu’au pied du mur il finira bien par agir.

Convaincu que la société dans laquelle on vit n’est pas si malsaine. Presque convaincu qu’il n’est pas trop tard pour agir.

Un jour comme celui-là, j’ai le moral au top.

Je suis prêt à m’insérer dans n’importe quel débat en faveur de la planète. Armé de la horde d’arguments que j’ai construis au fil de mon éducation sur le sujet climat. 

Et puis le lendemain, sans trop en comprendre la raison je me sens déprimé et je suis convaincu qu’il est trop tard.

Presque prêt à avouer qu’on est foutus. 

La semaine dernière en discutant avec des amis autour d’un verre, je me suis rendu compte que je n’étais pas le seul à qui ça arrive. 

En réalité, personne n’a des émotions stables face aux enjeux auxquels on doit faire face.

Pas besoin d’un diplôme en psychologie pour remarquer que tout le monde réagit différemment. 

Certains se sentent concernés, d’autres moins et voire pas du tout.

Je me suis alors demandé : Mais quelle est l’origine de ces fluctuations ?”

Qu’est-ce qui fait que certains jours je me sens littéralement l’âme d’un messie et puis d’autres j’ai juste envie de tout arrêter en me disant qu’on est vraiment tous foutus. 

Pourquoi d’un côté on a des gens qui ont compris qu’il fallait s’engager et de l’autre des gens qui continuent leurs vies comme si de rien n’était. 

Je voulais en avoir le coeur net.

Alors j’ai plongé mon esprit dans les méandres du web à la recherche d’explications. 

Voici ce que j’ai découvert…

Partie 1 : La communication climatique : une main invisible responsable de l’inaction ? 👎

Wikipédia nous dit que la communication climatique a généralement pour but de vulgariser auprès du grand public les connaissances scientifiques et les actions potentielles pouvant être entreprises en réponse au changement climatique et en accord avec le consensus scientifique.

En d’autres mots, elle a pour objectif d’informer sur le problème du réchauffement et sur les actions qu’on peut mettre en place pour le réduire ou le stopper. 

C’est elle qui devrait avoir le rôle de nous faire passer à l’action par le biais d’intermédiaires.

Dans cet article je parle volontairement des médias traditionnels et des scientifiques qui étudient le climat. (nos intermédiaires)

Car c’est d’eux que le grand public tire la grande majorité de l’information climatique. 

Je suis conscient qu’il existe des médias indépendants et/ou spécialisés ou encore des entreprises ou des vulgarisateurs scientifiques qui communiquent aussi sur le climat. 

Mais ils constituent un très (très) faible pourcentage face au reste de l’information disponible et feront de toute façon l’objet de mes prochains articles.

Donc parlons des médias traditionnels et des scientifiques et de leur manière d’aborder le réchauffement climatique.

Qu’on me dise qu’ils communiquent sur le problème je suis parfaitement d’accord. Pour les scientifiques c’est leur métier. 

Mais qu’on ne me dise pas qu’ils communiquent sur les actions qu’on peut mettre en place. 

Qu’on ne me dise pas qu’ils sont efficaces et qu’ils arrivent à nous faire agir. 

Là, je ne suis pas d’accord. 

Ce que je peux dire c’est que venant de leur part j’ai beaucoup plus entendu dire : 

“on va droit dans le mur, c’est la catastrophe, arrêtez de consommer, roulez en vélo, faites attention à l’électricité, ne consommez pas de plastique, ne prenez pas l’avion, mangez local, évitez la viande…”

Dans le genre moralisateurs et culpabilisant on ne fait pas mieux. 

Ah ça ! 

Pour nous dire ce qu’on ne doit pas faire à la forme impérative, ils sont présents. 

Pour installer la peur et le pessimisme, cela y va bon train. 

Mais pour les solutions ?  Ils sont absents. 

 

Passons rapidement en revue quelques types de contenus climatiques.

La télévision 

La télévision et plus particulièrement les journaux de 13h et 20h ainsi que les chaînes d’informations en continu nous peignent (quasi) toujours un tableau alarmiste en matière d’environnement. 

La presse papier/online 

C’est bien connu, la presse utilise des titres “putaclic” en surfant sur les émotions négatives telles que la peur pour vendre des torchons.

Le cinéma 

Le film d’Al Gore : Une vérité qui dérange. Celui-là, il a la palme d’or dans la catégorie : transmissions d’émotions pourries. Je défie quiconque de regarder ce film et d’être optimiste ou de bonne humeur à la fin. Vous pouvez toujours vous refaire le trailer. Il ne dure que 2 minutes. Personnellement, cela me fait rire tant c’est grotesque. 🤦

Les conférences scientifiques 

Bien qu’elles ne soient pas intentionnellement créées pour transmettre de mauvaises émotions, ce type de conférence en produit l’effet sur le grand public. 

La raison est simple, les chiffres sont réels, la plupart du temps, et les études sont difficilement discutables. 

Donc voir des graphiques qui pointent du doigt une gros problème quasi imminent et qui plus est, dont nous sommes responsables, cela effraye l’auditoire plus qu’autre chose.

La collapsologie et les collapsologues 

La collapsologie est un courant de pensée récent qui étudie les risques d’un effondrement de la civilisation industrielle et ce qui pourrait succéder à la société actuelle. 

Lire le livre de Pablo Servigne et Raphaël Stevens au titre « Comment tout peut s’effondrer : petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes » n’est pas de tout repos pour le commun des mortels.

Si vous venez tout juste de vous engager pour la cause climatique, attendez encore quelques mois avant de le lire. 

Il est difficile de passer à l’action après sa lecture. Les faits scientifiques indiscutables présents dans le livre ont pour effet de grossir le problème chez le lecteur.

Je suis moi-même sorti lessivé de cet ouvrage et il est la principale raison des recherches effectuées pour la rédaction de l’article que vous êtes en train de lire.  

Pas besoin donc d’être bac+7 pour comprendre que la communication climatique n’a jamais vraiment été adéquate face aux vrais enjeux de notre civilisation. 

En réalité elle est même contre-productive et c’est ce que je vais vous démontrer. 

jauge de motivation cérébrale

Cette fameuse jauge de motivation 

Les marketeurs le savent bien. 

Le meilleur levier pour persuader quelqu’un de faire une action c’est d’utiliser les émotions. 

Mais pas n’importe lesquelles !

Le constat effrayant et alarmant auquel on a droit à longueur de journée est pessimiste et trop alarmant. 

Ce qui a pour effet de provoquer des émotions négatives chez la majorité des êtres humains. 

Et que se passe-t-il lorsque notre cerveau perçoit un danger qu’il ne pense pas pouvoir résoudre ? 

Et bien on crée un processus de défense psychologique qu’on appelle ledéni climatique”.

Lorsque le cerveau est confronté à la réalité dans une atmosphère hostile, il se bloque et cherche à penser à autre chose le plus rapidement possible. 

Encore selon Wikipédia :  Le déni est une forme d’attention sélective envers les aspects de la situation qui provoquent des menaces pour protéger une personne contre l’anxiété, la culpabilité ou d’autres menaces de l’ego. 

Le déni est un moyen courant et normal de faire face aux problèmes et aux conflits. 

Bien qu’il puisse favoriser un fonctionnement sain, le déni peut également bloquer l’attention sur les dangers potentiels pour le bien-être.

En règle générale, face au consensus scientifique et donc face à la preuve que l’homme est responsable des émissions de gaz à effets de serre (culpabilité) nous sommes envahis d’émotions négatives  puissantes car on comprend que le problème est réel. 

Le danger est tellement énorme qu’il est rapidement passé aux oubliettes.

Après tout, réfléchissons un instant : 

Sommes-nous prêts à assumer la réalité ? 🤷

Sommes-nous prêts à assumer que nos activités quotidiennes sont responsables du problème et du danger qui nous guette ? 

Es-tu prêt, toi qui lit cet article, à accepter qu’en conduisant ta voiture chaque matin pour aller au travail ou en commandant ton matos de bureau sur Amazon, tu participes à ton échelle à l’effondrement d’espèces animales, à la fonte des glaces, l’enlèvement du niveau de la mer, à l’extinction humaine… ? 

Tu vois où je veux en venir ? 

Mon but n’est pas de te malmener mais plutôt de te montrer comme il est naturellement difficile d’être confronté au problème. 

(Et bien sûr que cela vaut aussi pour moi. Je t’avoue qu’il m’est plus agréable de penser à comment rédiger mon article sur la psychologie humaine et le climat plutôt qu’à la quantité de grammes de CO2 que sa rédaction va créer… )

Mais bref, un procès à la fois. 

Le déni ce n’est pas qu’une affaire de climat. 

C’est un phénomène universel composé de plusieurs degrés et nuances :

Déni littéral : cela ne s’est pas passé, ce n’est pas vrai. Ce sont le paroles préférées des négationnistes et climato sceptiques.

Déni d’interprétation : les faits ne sont pas niés, ils sont interprétés de manière différente. Comment ? Grâce à des euphémismes, un jargon technique ou des jeux de mots. Par exemple : lors d’une attaque militaire s’il y a des victimes on utilisera “dommages collatéraux” plutôt que “massacre humain” ou “victimes humaines”. « Inondations » ou « élévation du niveau de la mer »

Déni implicite : dans cette nuance du déni, ce n’est pas l’information qui est déniée mais les implications psychologiques, politiques ou morales. Par exemple nous savons : que les glaciers fondent, que les espèces animales disparaissent,  que des enfants meurent de faim en somalie, que des femmes sont massivement violées en Bosnie, que nos rues sont remplies de SDF… Tout le monde le reconnaît, on en est conscients. Mais cela n’affecte pas ou plus notre bien être psychologique car ce n’est pas perçu comme dérangeant ou comme un impératif moral d’agir… Ces choses qu’on voit depuis si longtemps qu’elles font désormais partie du décors. 

 

Réchauffement climatique => ambiance alarmiste => émotions négatives => culpabilité => déni

Maintenant qu’on connaît le processus, je pourrais conclure en disant que la communication climatique est de mauvaise qualité. 

Et que les méchants médias font encore et toujours du sale travail. 

Et qu’il suffit de couper la télé et la radio pour régler le problème. 

Encore faudrait-il que la planète toute entière suive le mouvement. Ce qui, il faut être réaliste, n’arrivera pas de si tôt. 

Et puis de toutes façons, les médias traditionnels et les scientifiques ne sont pas les seuls responsables. 

 

Partie 2 : Le cerveau : sa réponse face aux problèmes climatiques 🧠 + ( 🌎 +⚡ ) = ?

Je viens de vous montrer avec le déni que notre cerveau avait aussi sa part de responsabilité. 

Mais cela va plus loin que cela. 

Le problème Espace/Temps

Il y a encore beaucoup de gens qui voient le réchauffement climatique comme un problème lointain (temps), qui ne concernerait par exemple que les prochaines générations.

Dixit tonton Jacques : “on est trop vieux pour changer les choses mais les jeunes d’aujourd’hui ils ont les idées et l’énergie”. 

Et de (distance) parce que les ours polaires, les incendies en Australie ou en Amazonie ne sont généralement pas proches de nous. On sait que cela existe mais c’est comme si la distance affaiblissait notre conscience du sujet. (Déni implicite)

La raison à cela est que l’être humain a passé plus de 200.000 ans à se focaliser sur le présent et ses besoins primaires : manger, boire, s’abriter, dormir, se reproduire. 

Le cerveau a donc du mal à s’imaginer un futur si éloigné. 

(Du coup je me demande bien à quoi cela sert de se fixer des objectifs et mesures politiques en faveur du climat pour l’horizon  2050…) 

La complexité et la diversité des problèmes n’aident pas non plus. 

Quand on regarde tout ce que le changement climatique implique, on a l’impression qu’il faut avoir fait 15 années d’études pour tout comprendre :

le nucléaire, l’aviation, l’automobile, la déforestation, la pêche industrielle, l’élevage d’animaux, la gestion des eaux, le recyclage, le plastique

Voici une liste qui pourrait facilement s’allonger jusqu’en bas de la page. 

Mais elle est suffisamment grande ici pour se rendre compte qu’on ne peut pas tout connaître, tout savoir. 

Que se passe-t-il au niveau du cerveau lorsqu’il est dépassé par sa capacité à se tenir à jour sur tant de sujets ?

Vous l’avez deviné. 

Il pense à autre chose. 

Mais comment explique-t-on cela ? 

Le concept d’auto efficacité 

Toujours selon Wikipédia : Le sentiment d’auto-efficacité constitue la croyance qu’a un individu en sa capacité de réaliser une tâche. 

Plus grand est son sentiment d’auto-efficacité, plus élevés sont les objectifs qu’il s’impose et son engagement dans leur poursuite.

En résumé, 

moins on se sent capable de résoudre un problème, plus on a de risques de s’en détourner.

Et vis versa. 

Donc si nous pensons que le problème climatique est trop grand pour nous. On s’en détourne. 

🧠 + 😱 = 🙈🙉

Ce qui laisse à penser que si l’on perçoit qu’on a la capacité d’agir, on passera plus facilement à l’action. 

C’est la même chose qui nous arrive lorsqu’on se fixe des objectifs personnels trop élevés. 

Vous savez quand vous décidez de prendre le taureaux par les cornes et d’abattre une tâche de travail conséquente pour accomplir un objectif ou rattraper du retard ? 

Et bien la plupart du temps vous échouez ou en partie. 

Tout simplement parce qu’on a un obstacle trop grand devant soi. 

On n’est pas capables d’imaginer qu’on est capable de le faire. 

Pour espérer y parvenir, il faut alors fragmenter la tâche et/ou faire un plan, avoir un objectif clair… 

Ce qui permettra au cerveau de voir une succession de petites tâches qui, dans son esprit, lui seront beaucoup plus accessibles. 

Avec le climat c’est plus ou moins le même concept. 

Le problème paraît énorme et nous fiche la trouille.

Trop de choses pour un seul homme. 

 

Et ce n’est pas fini…

Une fois dans le déni, le cerveau est encore soumis à d’autres mécanismes psychologiques qui nous empêchent d’agir…

La dissonance cognitive

Wikipédia again : En psychologie sociale, la dissonance cognitive est la tension interne propre au système de pensées, croyances, émotions et attitudes (cognitives) d’une personne lorsque plusieurs d’entre elles entrent en contradiction l’une avec l’autre.

En réalité.

Personne ne veut croire et accepter que ses activités quotidiennes sont responsables d’une catastrophe mondiale qui a déjà transformé des millions de personnes en réfugiés climatiques et en a tué des dizaines d’autres. 

C’est aussi simple de que cela.

Et ce n’est pas encore tout à fait fini.

(Mais bientôt promis) 

Arrive avec la dissonance cognitive :

Le ciment du déni climatique alias « le biais de confirmation »

Le biais de confirmation vient alors renforcer la boucle de l’inaction climatique.

Comme la cerise sur le gâteau, le biais de confirmation vient solidifier les croyances et habitudes qui découlent du déni. 

Wikipédia toujours et encore nous dit que le biais de confirmation, également dénommé biais de confirmation d’hypothèse, est le biais cognitif qui consiste à privilégier les informations confirmant ses idées préconçues ou ses hypothèses et/ou à accorder moins de poids aux hypothèses et informations jouant en défaveur de ses conceptions.

Donc concrètement, une fois dans le déni à cause de l’information climatique on va sans cesse retenir l’information qui va renforcer notre état actuel pour nous maintenir dans un état émotionnel confortable. 

On va privilégier les informations qui disent que tout va bien, que nous avons le temps, que ce n’est pas si grave… 

Et puis un beau jour l’information climatique rentre par une oreille et ressort par l’autre parce qu’on en peut vraiment plus. 

On est comme hypnotisés pour ne pas entendre les messages parce qu’ils sont insupportables. 

Et parfois pire, quand c’est vraiment insurmontable on crée même des climato sceptiques. 

C’est un cercle sans fin. 

Bon c’est bien beau tout cela mais ce problème de réchauffement climatique, il va quand même falloir essayer de le résoudre. 

D’habitude, comment fait-on  pour résoudre les problèmes auxquels on fait face ? 

Regardons rapidement le processus de résolution de problème : 

(1) Cadrage : on identifie son origine 

(2) Analyse : on remonte aux causes/conséquences 

(3) Solution : on cherche une solution

(4) Action : on passe à l’action pour le régler

Mais encore faut-il être bien informé et éduqué sur et le problème et son origine. (1)(2)

A ce niveau là pas de problème. 

On a vu qu’on avait ce qu’il faut. 

Ce rôle est rempli grâce au consensus scientifique. (Études et recherches)

Et surtout sur (3) les solutions qui existent pour en arriver à bout. 

Et comme on l’a vu, c’est là que cela bloque !

Il faut posséder les ressources (éducation, information) qui permettent le passage à l’action. 

Et qu’on change la manière dont on nous les transmet. 

La majorité de ceux qui communiquent sur le climat nous parlent (2) des symptômes et des conséquences du problème.

Mais quasi jamais (3) des solutions qui permettent le passage à l’action. 

Ou alors ils le font très mal en aggravant la situation. 

Alors maintenant, on retient quoi et on fait quoi en sachant tout cela ? 

 

Conclusion 

Ce qu’on retient de tout ça c’est qu’il est temps de passer à autre chose en matière de communication climatique. 

Ce dont on a besoin c’est de se reconnecter à la nature.

On a besoin de construire et de mettre en avant un nouveau storytelling climatique

Mettre en avant les bonnes nouvelles, les avancées, les initiatives locales… 

On a besoin de montrer l’exemple. 

Dire aux gens : 

« Hey, tout n’est pas perdu. Regarde ce qu’on fait nous. Viens, rejoins-nous et on avance ensemble » 

Et pas par l’intermédiaire des scientifiques qui font certes un travail de recherche remarquable. (Mais qui ne doivent pas endosser le rôle d’intermédiaire)

C’est pas leur job de nous convaincre d’agir, ils ne sont pas formés pour. 

Imaginez un directeur marketing devoir faire des recherches sur la quantité de grammes de CO2 dans l’atmosphère puis que les scientifiques du monde entier comptent sur lui pour se servir de ses résultats pour d’autres études. C’est impensable. 

Nos intermédiaire ne doivent pas non plus être de grands groupes de presse qui n’ont d’autre intérêt que le profit ou le pouvoir. 

On a besoin de voir des gens normaux qui nous invitent à prendre soin de la planète. 

On a besoin de voir, savoir, sentir que son propre voisin en prend soin. 

Et peut-être que là on tiendra quelque chose. 

Et vous savez quoi ? 

Le mouvement est en route. 

Certes, cela ne va peut-être pas assez vite mais on tient déjà quelque chose.

Il existe des histoires entrepreneuriales qui ont pour mission prioritaire et fondamentale : une prise de direction vers un monde meilleur pour l’Homme et l’environnement en bousculant les codes établis dans leur industrie. 

Il existe aussi des médias indépendants, des initiatives locales, des associations à but non lucratif etc qui sont mobilisées. 

Alors comment font-ils ? 

Comment font-ils pour entretenir le mouvement et engager leurs communautés, clients, audience à passer à l’action ? 

Il est intéressant de constater qu’ils ont pris le contrepied du pessimisme pour parler, à la place, d’optimisme et d’espoir. 🕊️

Et de voir aussi quels effets puissants cela peut créer en faveur de l’environnement, de notre mode de vie et de l’avenir de l’Homme sur terre. 

Créer des entreprise engagées relève du bons sens. 

Mais bien plus encore.

Elles ont un rôle à prendre. 

Un rôle important à jouer. 

Celui de montrer que des alternatives existent, d’éduquer à de nouveaux modes de consommation plus responsables. 

Elle ont pour responsabilité de montrer l’exemple. 

Et enfin nous pourrons faire grandir la part de personnes qui croient à un avenir meilleur. 

Avant de rentrer dans le vif du sujet et d’observer à la loupe les stratégies des nouvelles marques engagées, je vous propose de passer à la partie 2 de mon article sur le réchauffement climatique.  

Pour terminer cet article, saviez-vous que : 

Dans les années 70/80, les scientifiques ont alerté sur un trou perceptible dans la couche d’ozone. 

Expliquant que ce trou laissait passer les mauvais rayons solaires (UV) et que cela provoquerait de potentiels mais nombreux cas de cancer de la peau si on ne faisait rien.  

Et que s’est-il passé à l’époque ? 

On a réagit.  (Je veux dire nos Papys et Mamys on réagit 👴  + 👵  =💪  )

La terre entière a cessé de consommer des produits (principalement des aérosols) qui favorisaient l’agrandissement du trou.

Le consensus scientifique avait fait l’unanimité menant à l’action collective au niveau politique et citoyen. 

Mais comment ont-ils réussi cela il y a plus de quarante ans alors qu’on galère à résoudre le réchauffement climatique ? 

Vous verrez que le discours construit pour aborder le problème est tout autre que celui d’aujourd’hui.

C’est ce que je t’explique dans mon prochain article Réchauffement climatique (2/2) : Que se passerait-il si le CO2 était de couleur noire ?

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